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Nouvelles et médias

La lettre du NEURO

État de la recherche à l’Institut et hôpital neurologiques de Montréal

La lettre du NEURO est un bulletin électronique trimestriel relatant les activités à l'Institut neurologique de Montréal. Veuillez adresser vos commentaires à Communications.

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JUIN 2011

Neurosciences 101 À quand des machines pensantes?

par David Ragsdale, PhD

« Pourquoi trouve-t-on tant de robots en fiction, mais aucun dans la réalité? », demande Stephan Pinker dans How the Mind Works. Pinker ne songeait pas aux robots qui assemblent des rivets dans les chaînes de montage automobile. Il pensait aux robots comme C3PO dans la Guerre des étoiles et Data dans Star Trek : La nouvelle génération – des êtres sensibles capables de penser et dotés de sentiments et d’une personnalité. La réponse de Pinker à sa question purement rhétorique est que, pour l’essentiel, il n’existe pas de véritables robots, car aucune machine ne pouvait – du moins en 1998, année de publication de son ouvrage – s’approcher des remarquables capacités de la perception, de la cognition et de l’action humaines. Mais le matériel informatique et les logiciels ont beaucoup progressé depuis. Ma caméra vidéo numérique de 500 $ reconnaît des visages, et mon ordinateur maison peut transposer en texte écrit les mots que je prononce. L’écart s’amenuise entre ce que les humains peuvent faire et ce que les machines peuvent accomplir. Alors, combien de temps faudra-t-il avant qu’on trouve des machines dotées d’un esprit aussi bon ou supérieur à celui de l’être humain? À vrai dire, cette question a deux volets : comment faire pour construire une machine pensante, et comment se rendre compte que nous avons réussi?
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Une meilleure compréhension du câblage de notre cerveau.

par Phil Barker, PhD

Neurotrophins

Mon laboratoire étudie les signaux biochimiques qui déterminent si les neurones survivent et se développent ou s’ils se suicident selon un processus appelé apoptose. Les neurones prennent ces décisions de vie ou de mort sous l’action d’une famille de molécules, les neurotrophines, qui sont secrétées dans l’environnement entourant les cellules. Les neurotrophines se lient à des protéines spécialisées pour les activer, des récepteurs qui sont situés à la surface des cellules (Fig. 1). L’interaction entre une neurotrophine et son récepteur est analogue à celle d’une clé et d’une serrure : le récepteur contient un site de liaison adapté spécifiquement à la neurotrophine. Une fois activé par la liaison d’une neurotrophine, le récepteur déclenche une cascade d’événements biochimiques dans la cellule. Selon les circonstances spécifiques – par exemple le type de neurotrophine, le type de récepteur ou les propriétés spécifiques de la cellule – ces signaux biochimiques peuvent amener la cellule nerveuse à se développer ou à se suicider par apoptose. Nous nous intéressons surtout à un type de récepteur de neurotrophine appelé p75 NTR, qui est important pour l’apoptose normale et qu’on relie à la maladie d’Alzheimer, à la sclérose latérale amyotrophique (SLA) et aux atteintes irréversibles qui résultent d’une lésion nerveuse.
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Le langage et l’esprit

par Denise Klein, PhD

Je suis venue à l’Institut neurologique de Montréal d’Afrique du Sud en 1992, afin de travailler avec Brenda Milner, la réputée neuropsychologue. Mes travaux avec madame Milner, et par la suite dans mon propre laboratoire à l’INM, visent à comprendre comment le langage et la langue sont représentés et traités dans le cerveau. Mon arrivée à l’INM a coïncidé avec la nouvelle disponibilité des technologies d’imagerie du cerveau, comme le TEP et l’IRM fonctionnelle, qui ont permis aux spécialistes des neurosciences cognitives de voir le cerveau en action. Mon approche scientifique combine ces puissantes techniques de neuro-imagerie et des mesures de comportement pour explorer comment le cerveau nous permet de parler et de comprendre le langage.
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Dernière mise à jour: 18 jun. 2011 à 13h30